samedi 06 juin 2020
Une société canadienne d’hypothèques
Accueil
Renseignements hypothécaires
Profil de la Société
Communiqués – les plus récents et archives interrogeables par date et par mot clé
Qualification hypothécaire en ligne
Communiquez avec nous
 

Communiqués de presse - Archives nationales

décembre 2005

 

Liens utiles:
Archives nationales
Archives 2005
janvier 2005
février 2005
mars 2005
avril 2005
mai 2005
juin 2005
juillet 2005
août 2005
septembre 2005
octobre 2005
novembre 2005
décembre 2005


Portable Document Format Version imprimable View page in English

Le taux d'inoccupation national est demeuré à 2,7 %

OTTAWA, Ontario, 15 décembre 2005 – Cette année encore, le taux d'inoccupation moyen des appartements locatifs dans les 28 principaux centres urbains1 du Canada s'est chiffré à 2,7 % en octobre, après avoir affiché trois hausses annuelles de suite entre 2002 et 2004. Il reste inférieur à la moyenne de 2,8 % calculée pour la période allant de 1995 à 2004. C'est ce que révèlent les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs, diffusés aujourd'hui par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL).

« Grâce à la vigueur de l'économie et à la forte création d'emplois, il s'est formé beaucoup de ménages depuis quelque temps, ce qui a stimulé aussi bien la demande d'habitations pour propriétaire-occupant que celle de logements locatifs », a déclaré Bob Dugan, économiste en chef au Centre d'analyse de marché de la SCHL. « La stabilisation du taux d'inoccupation dans les 28 centres réunis résulte d'un certain nombre de facteurs. Premièrement, étant donné que la majorité des nouveaux arrivants emménagent d'abord dans des habitations à louer, les niveaux élevés d'immigration ont grandement alimenté la demande de logements locatifs depuis un an. Deuxièmement, dans la plupart des centres, les locataires sont aujourd'hui plus nombreux à continuer de vivre à loyer, car l'écart entre les frais de possession et les loyers s'est creusé en 2005. Ces deux facteurs ont exercé des pressions à la baisse sur les taux d'inoccupation au cours de la dernière année. »

« En revanche, la demande d'habitations pour propriétaire-occupant est restée très intense, comme en témoigne le nombre record de ventes conclues en 2005 sur le marché de l'existant. Cette vive demande continue de tirer vers le haut les taux d'inoccupation. Qui plus est, il s'achève beaucoup de copropriétés dans certains centres. Les habitations en copropriété sont des types de logements assez abordables pour lesquels bien des ménages locataires optent lorsqu'ils accèdent à la propriété. Il arrive parfois que les copropriétés ajoutent au marché locatif, puisqu'elles peuvent être acquises par des investisseurs qui les offrent en location. De ce fait, les importants volumes d'achèvement de logements en copropriété ont créé de la concurrence pour le marché locatif ainsi que des pressions à la hausse sur les taux d'inoccupation. »

« Même si le taux d'inoccupation moyen des appartements locatifs a augmenté ces dernières années, l'abordabilité continue d'être un problème pour de multiples ménages partout au pays. Il leur faudrait ou bien emménager dans une habitation moins chère, ou bien obtenir de l'aide supplémentaire pour que leurs frais de logement mensuels soient plus abordables. Dans bien des cas toutefois, il n'y a pas suffisamment d'unités vacantes pour tous les ménages éprouvant des besoins impérieux en matière de logement. La nécessité de produire des logements abordables reste donc bien présente », a souligné M. Dugan.

Les taux d'inoccupation les plus élevés en 2005 ont été observés à Windsor (10,3 %), Saint John (N.-B.) (5,7 %), Saskatoon (4,6 %), Thunder Bay (4,6 %), Edmonton (4,5 %), St. John's (T.-N.-L.) (4,5 %) et Saguenay (4,5 %), et les plus bas, à Victoria (0,5 %), Sherbrooke (1,2 %), Québec (1,4 %), Vancouver (1,4 %), Trois-Rivières (1,5 %), Calgary (1,6 %) et dans le Grand Sudbury (1,6 %).

En Ontario, les taux d'inoccupation ont diminué dans six des onze grands centres urbains, la demande sur le marché locatif ayant été stimulée en grande partie par l'élévation du coût de possession des habitations et par l'accroissement de l'immigration. Ces facteurs ont atténué l'effet modérateur exercé par la hausse des achèvements d'appartements en copropriété sur la demande de logements locatifs. Windsor est le seul grand centre ontarien où le taux d'inoccupation a augmenté de plus d'un point de pourcentage (il a crû de 1,5 point et s'est établi à 10,3 %). À Sudbury, la proportion de logements vacants a diminué de un point et s'est chiffrée à 1,6 %, tandis qu'à Toronto, elle s'est repliée de 0,6 point et se situe à 3,7 %.

Au Québec, cinq des six régions métropolitaines affichaient des taux d'inoccupation supérieurs à ceux de 2004. Les hausses modérées observées dans la province ont été suscitées par l'ajout de logements neufs au parc locatif et par le repli du marché de l'emploi chez les jeunes et les travailleurs à temps partiel, repli qui a freiné la formation de ménages. Cependant, l'immigration soutenue et les mouvements migratoires infraprovinciaux ont fait croître la demande de logements locatifs. La plus forte progression du taux d'inoccupation s'est produite à Gatineau (de 2,1 à 3,1 %). La proportion de logements vacants a augmenté d'un demi-point à Montréal et de 0,3 point à Québec, pour s'établir respectivement à 2,0 % et à 1,4 %. Saguenay est la seule région métropolitaine à avoir connu une baisse à ce chapitre; le taux d'inoccupation y a fléchi de 0,8 point et s'est chiffré à 4,5 %.

Dans les Prairies, les taux d'inoccupation ont reculé dans trois des cinq régions métropolitaines. Le solde migratoire élevé, la hausse des frais de possession des habitations et l'amenuisement de l'univers des logements locatifs comptent parmi les facteurs ayant fait descendre la proportion de logements vacants. Les plus fortes diminutions (2,7 et 1,7 points de pourcentage) ont été enregistrées à Calgary et à Saskatoon, où les taux d'inoccupation sont passés respectivement à 1,6 % et à 4,6 %. À Edmonton, le taux a légèrement fléchi, passant de 5,7 % à 4,5 %.

En Colombie-Britannique, le pourcentage de logements vacants a augmenté dans deux des trois grands centres. Cependant, l'amélioration des possibilités d'emploi a attiré des travailleurs dans les centres où l'activité est tributaire des ressources naturelles, ce qui a stabilisé la demande de logements locatifs. Victoria demeure le marché locatif métropolitain le plus serré au Canada : le taux d'inoccupation y est passé à 0,5 %, en baisse de 0,1 point de pourcentage. À Vancouver, 1,4 % des logements locatifs étaient vacants, ce qui représente une légère hausse de 0,1 point; à Abbotsford, le taux a gagné 1,0 point et s'est chiffré à 3,8 %.

Dans deux des trois régions métropolitaines des provinces atlantiques, le taux d'inoccupation s'est accru. À St. John's (T.-N.), il a progressé de 1,4 point et atteint 4,5 %, tandis qu'à Saint John (N.-B.), il s'est replié de 0,1 point pour s'établir à 5,7 %. La faible croissance de l'emploi a réduit l'afflux de jeunes ménages sur le marché locatif, et la baisse des taux hypothécaires à long terme a fait croître le nombre de locataires accédant à la propriété.

Le loyer moyen des appartements de deux chambres s'est accru dans 25 des 28 principaux centres urbains. Cependant, dans 15 des 25 centres où les loyers ont monté, l'augmentation a été minime. Les plus fortes hausses ont eu lieu à Kitchener (6,0 %), Victoria (4,8 %) et Québec (4,2 %). Le loyer moyen des appartements de deux chambres dans les 28 grands centres réunis a progressé de 1,6 % entre octobre 2004 et octobre 2005.

C'est à Toronto, Vancouver et Ottawa que les appartements de deux chambres se louent le plus cher en moyenne (soit respectivement 1 052 $, 1 004 $ et 920 $ par mois) et à Trois-Rivières et Saguenay qu'ils sont les plus abordables (474 $ et 472 $).

Selon les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs réalisée par la SCHL, le taux de disponibilité moyen des appartements locatifs dans les 28 régions métropolitaines du Canada se situait à 3,9 % en octobre 2005, tout comme en octobre 2004. Un logement locatif est considéré comme disponible s'il est vacant (c'est-à-dire inoccupé et prêt à être loué sur-le-champ) ou si le locataire actuel a envoyé ou reçu un avis de déménagement et qu'aucun autre nouveau locataire n'a signé de bail. Les taux de disponibilité les plus élevés ont été enregistrés à Windsor (12,1 %), Hamilton (7,3 %) et Saint John (N.-B.) (6,9 %), et les plus bas, à Sherbrooke (1,4 %) et Victoria (1,5 %).

Les résultats de l'Enquête sur les logements locatifs sont fondés sur l'univers d'immeubles d'appartements de trois logements et plus et de maisons en rangée destinés à la location. La SCHL effectue des enquêtes pilotes s'appliquant aux logements locatifs qui ne sont pas actuellement couverts, comme les logements en copropriété, les maisons individuelles, les duplex, les logements accessoires, qui sont loués. La couverture éventuelle de ce segment additionnel du marché dans le cadre de l'Enquête sur les logements locatifs sera examinée en 2006.

L'Enquête sur les logements locatifs de la SCHL est menée tous les ans en octobre. Elle permet de fournir des données sur les taux d'inoccupation et les loyers pratiqués dans les immeubles d'initiative privée comptant au moins trois appartements locatifs.

Renseignements sur ce communiqué :

Bob Dugan, SCHL
Tél. : (613) 748-4009
bdugan@cmhc-schl.gc.ca

1Les principaux centres urbains correspondent aux régions métropolitaines de recensement (RMR) définies par Statistique Canada, exception faite de la RMR d'Ottawa - Gatineau, qui est considérée comme deux centres distincts pour les besoins de l'Enquête sur les logements locatifs.

Taux d'inoccupation dans les immeubles d'initiative privée comptant trois appartements ou plus, selon la région métropolitaine

Octobre
2001

Octobre
2002

Octobre
2003

Octobre
2004

Octobre
2005

Région de l'Atlantique

St. John's

2,5

2,7

2,0

3,1

4,5

Halifax

2,8

2,7

2,3

2,9

3,3

Saint John

5,6

6,3

5,2

5,8

5,7

Région du Québec

Gatineau

0,6

0,5

1,2

2,1

3,1

Montréal

0,6

0,7

1,0

1,5

2,0

Québec

0,8

0,3

0,5

1,1

1,4

Saguenay

4,4

4,9

5,2

5,3

4,5

Sherbrooke

2,3

1,8

0,7

0,9

1,2

Trois-Rivières

4,7

3,0

1,5

1,2

1,5

Région de l'Ontario

Hamilton

1,3

1,6

3,0

3,4

4,3

Kingston*

1,5

0,9

1,9

2,4

2,4

Kitchener

0,9

2,3

3,2

3,5

3,3

London

1,6

2,0

2,1

3,7

4,2

Oshawa

1,3

2,3

2,9

3,4

3,3

Ottawa

0,8

1,9

2,9

3,9

3,3

St. Catharines-Niagara

1,9

2,4

2,7

2,6

2,7

Grand Sudbury

5,7

5,1

3,6

2,6

1,6

Thunder Bay

5,8

4,7

3,3

5,0

4,6

Toronto

0,9

2,5

3,8

4,3

3,7

Windsor

2,9

3,9

4,3

8,8

10,3

Région des Prairies

Calgary

1,2

2,9

4,4

4,3

1,6

Edmonton

0,9

1,7

3,4

5,3

4,5

Regina

2,1

1,9

2,1

2,7

3,2

Saskatoon

2,9

3,7

4,5

6,3

4,6

Winnipeg

1,4

1,2

1,3

1,1

1,7

Région de la Colombie-Britannique

Abbotsford*

2,4

2,0

2,5

2,8

3,8

Vancouver

1,0

1,4

2,0

1,3

1,4

Victoria

0,5

1,5

1,1

0,6

0,5

Total (1)

1,1

1,7

2,2

2,7

2,7

(1) Pour les années antérieures à 2002, la moyenne pondérée des régions métropolitaines visées par l’Enquête ne tient pas compte des RMR d'Abbotsford et de Kingston, récemment créées.

* Les données antérieures à 2002 ont été établies selon la définition d’« agglomération de recensement », et les données de 2002, 2003, 2004 et 2005, selon la définition de « région métropolitaine de recensement ».

Loyers moyens dans les immeubles d'initiative privée comptant trois appartements ou plus, selon la région métropolitaine

Logements de une chambre

Logements de deux chambres

Octobre 2004

Octobre 2005

Octobre 2004

Octobre 2005

Région de l'Atlantique

$

$

$

$

St. John's

521

539

618

634

Halifax

612

626

747

762

Saint John

432

441

520

526

Région du Québec

Gatineau

557

562

663

660

Montréal

539

562

594

616

Québec

523

536

596

621

Saguenay

377

385

459

472

Sherbrooke

392

407

495

505

Trois-Rivières

389

403

457

474

Région de l'Ontario

Hamilton

641

646

789

791

Kingston

646

660

785

807

Kitchener

651

677

765

811

London

602

620

758

775

Oshawa

750

753

852

855

Ottawa

771

762

940

920

St. Catharines-Niagara

611

624

722

736

Grand Sudbury

529

544

655

668

Thunder Bay

550

556

679

689

Toronto

886

888

1 052

1 052

Windsor

650

650

776

780

Région des Prairies

Calgary

655

666

806

808

Edmonton

597

608

730

732

Regina

503

505

602

607

Saskatoon

472

477

580

584

Winnipeg

519

539

664

683

Région de la Colombie-Britannique

Abbotsford

546

560

684

704

Vancouver

774

788

984

1 004

Victoria

630

657

799

837

Taux d'inoccupation et taux de disponibilité dans les immeubles d'initiative privée comptant trois appartements ou plus, selon la région métropolitaine

Taux d’inoccupation

Taux de disponibilité

Octobre
2005

Octobre
2005

Région de l'Atlantique

St. John's

4,5

5,9

Halifax

3,3

4,1

Saint John

5,7

6,9

Région du Québec

Gatineau

3,1

3,2

Montréal

2,0

2,5

Québec

1,4

1,6

Saguenay

4,5

5,0

Sherbrooke

1,2

1,4

Trois-Rivières

1,5

1,6

Région de l'Ontario

Hamilton

4,3

7,3

Kingston

2,4

3,9

Kitchener

3,3

6,0

London

4,2

6,7

Oshawa

3,3

4,8

Ottawa

3,3

5,6

St. Catharines-Niagara

2,7

4,6

Grand Sudbury

1,6

3,8

Thunder Bay

4,6

5,8

Toronto

3,7

5,6

Windsor

10,3

12,1

Région des Prairies

Calgary

1,6

3,4

Edmonton

4,5

5,7

Regina

3,2

4,9

Saskatoon

4,6

6,7

Winnipeg

1,7

2,5

Région de la Colombie-Britannique

Abbotsford

3,8

4,6

Vancouver

1,4

2,7

Victoria

0,5

1,5

Total (1)

2,7

3,9

(1) Moyenne pondérée des régions métropolitaines visées par l’Enquête.

Taux de disponibilité dans les immeubles d'initiative privée comptant trois appartements ou plus, selon la région métropolitaine

Taux de disponibilité

Taux de disponibilité

Octobre
2004

Octobre
2005

Région de l'Atlantique

St. John's

4,5

5,9

Halifax

3,9

4,1

Saint John

7,3

6,9

Région du Québec

Gatineau

2,6

3,2

Montréal

1,9

2,5

Québec

1,5

1,6

Saguenay

s.o.

5,0

Sherbrooke

1,5

1,4

Trois-Rivières

1,6

1,6

Région de l'Ontario

Hamilton

5,4

7,3

Kingston

4,3

3,9

Kitchener

6,3

6,0

London

5,9

6,7

Oshawa

4,4

4,8

Ottawa

6,7

5,6

St. Catharines-Niagara

4,4

4,6

Grand Sudbury

4,4

3,8

Thunder Bay

7,9

5,8

Toronto

6,2

5,6

Windsor

10,4

12,1

Région des Prairies

Calgary

6,2

3,4

Edmonton

6,9

5,7

Regina

4,4

4,9

Saskatoon

8,5

6,7

Winnipeg

1,8

2,5

Région de la Colombie-Britannique

Abbotsford

4,0

4,6

Vancouver

2,3

2,7

Victoria

1,9

1,5

Total (1)

3,9

3,9

(1) Moyenne pondérée des régions métropolitaines visées par l’Enquête.

Source: Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL)

 

Top of page