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La Banque du Canada publie le Rapport sur la politique monétaire

OTTAWA, Ontario, 19 octobre 2006 — La Banque du Canada a publié aujourd'hui la livraison d'octobre du Rapport sur la politique monétaire, dans laquelle elle examine les tendances économiques et financières actuelles au regard de la stratégie qu'elle poursuit pour la maîtrise de l'inflation au Canada.

La Banque estime que l'économie canadienne fonctionne à un niveau tout juste supérieur à sa capacité de production. Bien que l'on s'attende à ce que l'expansion à l'échelle mondiale soit un peu plus forte qu'on ne l'avait d'abord pensé, la détérioration des perspectives à court terme aux États-Unis est venue assombrir celles des exportations et de la croissance au Canada. La Banque a revu légèrement à la baisse son scénario de référence concernant l'économie canadienne par rapport à celui exposé dans la Mise à jour de juillet du Rapport et estime maintenant que le PIB progressera en moyenne de 2,8 % en 2006, de 2,5 % en 2007 et à nouveau de 2,8 % en 2008. La faible croissance de la productivité du travail a amené la Banque à réduire à 2,8 % le taux d'accroissement de la production potentielle postulé pour la période 2006-2008. Ensemble, ces facteurs impliquent que la faible demande excédentaire observée en ce moment se résorbera d'ici le milieu de 2007.

L'inflation mesurée par l'indice de référence devrait se hisser légèrement au-dessus de 2 % au cours des prochains mois, mais être redescendue à ce niveau au milieu de 2007 et y demeurer jusqu'à la fin de 2008. Par ailleurs, le recul des cours de l'énergie a entraîné une révision à la baisse du taux d'augmentation de l'IPC global attendu à court terme. Ainsi, l'inflation mesurée par l'IPC global (y compris l'incidence temporaire de la réduction de la TPS) avoisinera probablement 1 1/2 % en moyenne jusqu'au deuxième trimestre de 2007, avant de remonter à la cible de 2 %, où elle devrait rester jusqu'à la fin de 2008.

Comme elle l'indiquait le 6 septembre dernier, dans son communiqué relatif à l'établissement du taux directeur, la Banque est d'avis que les risques pesant sur le scénario de référence se sont légèrement accentués depuis juillet. Le principal risque à la hausse est lié au dynamisme des dépenses des ménages et des prix des logements, tandis que le plus important risque à la baisse tient à la possibilité que l'économie américaine ralentisse plus fortement que prévu, ce qui provoquerait une diminution des exportations canadiennes. La Banque considère que les risques qui entourent sa projection au sujet de l'inflation sont relativement équilibrés.

Le 17 octobre, la Banque a décidé de maintenir son taux directeur à 4 1/4 %. Elle juge à l'heure actuelle que celui-ci se trouve à un niveau compatible avec la réalisation de la cible d'inflation à moyen terme.

Voir aussi : Rapport sur la politique monétaire