
Des ventes résidentielles MLS® records en juillet
OTTAWA, Ontario, le 14 aout, 2009 — En juillet 2009, le marché résidentiel de la
revente a poursuivi sa pente ascendante à
l’échelle nationale; les ventes ont accusé les
gains annuels les plus importants en deux ans. C’est
également la première fois de toute l’histoire
que les ventes ont dépassé la barre des 50 000
logements vendus au mois de juillet de n’importe quelle
année.
Selon les statistiques publiées par l’Association
canadienne de l’immeuble (ACI), au total, 50 270 maisons ont
changé de main par le biais du Multiple Listing Service®
(MLS®) des chambres immobilières canadiennes en juillet
2009. Cela représente une hausse de 18,2 p. 100 par rapport
à pareille époque l’an dernier, soit 3,9 p. 100
plus élevé que le record mensuel
précédent enregistré au mois de juillet
2007.
Les ventes résidentielles MLS®
désaisonnalisées réalisées à
l’échelle nationale en juillet ont accusé des
gains mensuels pour le sixième mois d’affilée,
progressant de 2,5 p. 100 par rapport à juin, à 42
539 logements. À l’heure qu’il est,
l’activité désaisonnalisée est
établie à 61,2 p. 100 au-dessus du niveau plancher
atteint il y a dix ans en janvier, soit à peine 1,4 p. 100
plus bas que le sommet inégalé enregistré en
mai 2007.
« Au début du troisième trimestre, les
ventes étaient vigoureuses », affirme le
président de l’ACI, Dale Ripplinger. « La
différence constatée sur le marché
résidentiel de la revente actuel par rapport au début
de l’année est comme le jour et la nuit, surtout dans
l’Ouest du pays. Les acheteurs sont au courant que les taux
d’intérêt et les prix ont atteint un niveau
plancher, et ils profitent des occasions qu’offrent les prix
très abordables avant que les taux
d’intérêt et les prix se mettent à
monter. »
En juillet 2009, le marché de la revente était en
hausse comparativement au même mois l’année
précédente, dans environ 60 p. 100 des marchés
locaux. On attribue largement aux gains enregistrés
d’une année à l’autre à Toronto
(28 p. 100), Vancouver (90 p. 100), Montréal (19 p. 100),
Calgary (22 p. 100) et Edmonton (28 p. 100) l’augmentation
des ventes à l’échelle nationale.
La demande a repris brusquement dans quelques-uns des
marchés canadiens de l’habitation les plus
dispendieux, et cela continue à gonfler le prix moyen
national. Le prix moyen résidentiel MLS® a
progressé de 7,6 p. 100 à l’échelle
nationale par rapport à l’an dernier,
s’immobilisant à 326 832 $. En juillet, seulement sept
marchés locaux ont accusé des prix moyens records. On
doit le prix moyen gonflé à l’échelle
nationale à la vive reprise des ventes dans la plupart des
marchés dispendieux au pays, et non au prix, tout comme un
recul abrupt de l’activité dans ces marchés
avait fait baisser le prix moyen vers la fin de 2008.
La tendance des prix est comparable à celle du prix moyen
MLS® pondéré à l’échelle
nationale, mais cette dernière est moins spectaculaire. Le
prix moyen MLS® pondéré à l’
échelle nationale compense les fluctuations des ventes
à l’échelle provinciale en tenant compte du
nombre proportionnel de logements qui appartiennent à des
propriétaires privés. En juillet 2009, le prix moyen
MLS® pondéré était en hausse de 4,6 p. 100
à l’échelle nationale par rapport à
l’année précédente.
L’augmentation du prix moyen pondéré pour
l’ensemble des 25 marchés principaux
révèle également une tendance moins manifeste
par rapport au prix moyen non pondéré. En juillet
2009, le prix moyen pondéré dans les marchés
principaux a haussé de 2,8 p. 100 en 12 mois,
comparativement à la hausse de 8,3 p. 100 qu’a
enregistré le prix moyen non pondéré dans les
marchés principaux. Le prix moyen pondéré des
marchés principaux compense les fluctuations des ventes dans
les marchés principaux en tenant compte du nombre
proportionnel de logements qui appartiennent à des
propriétaires privés dans chaque marché par
rapport à l’ensemble des marchés
principaux.
L’inventaire de maisons à vendre sur le
marché MLS® a continué à accuser une
baisse comparativement à l’année
précédente. Ce recul des nouveaux mandats
représente 73 444 logements, soit 13 p. 100 de moins
qu’en 2008, et la septième baisse consécutive
du nombre de nouveaux mandats en autant de mois.
La reprise de la demande, conjuguée au recul du nombre de
nouveaux mandats, commence à faire baisser
l’inventaire global de maisons sur le marché. À
la fin de juillet 2009, 219 982 maisons étaient inscrites
à vendre aux systèmes MLS® des chambres
immobilières au Canada; cela représente une baisse de
12,4 p. 100 comparativement à juillet 2008. C’est le
troisième recul d’affilée enregistré
d’une année à l’autre au niveau des
mandats en vigueur, et le plus important recul en plus de six
ans.
Le nombre de mois en inventaire équivaut à
l’inventaire de mandats en vigueur à la fin du mois,
divisé par le nombre de ventes conclues durant le mois. Il
désigne le nombre de mois qu’il faudrait compter pour
vendre l’inventaire actuel au taux de ventes actuel. À
l’échelle nationale, on comptait 4,4 mois
d’inventaire au mois de juillet, soit une
légère hausse par rapport à juin. Cela
représente toutefois l’une des baisses les plus
importantes depuis deux ans, et un niveau de beaucoup
inférieur au sommet de 12,8 mois enregistré durant la
récession en janvier 2009.
Après désaisonnalisation, le chiffre
d’affaires de toutes les ventes résidentielles
MLS® conclues en juillet 2009 a battu tous les records,
avançant de 5,5 p. 100 par rapport au mois
précédent, s’immobilisant à 13,8
milliards de dollars.
« Les ventes résidentielles conclues en juillet par
le biais des systèmes MLS® fournit une preuve
indéniable que l’enthousiasme des consommateurs face
aux gros achats continue de s’améliorer », fait
savoir l’économiste en chef de l’ACI, Gregory
Klump. « Il est possible que l’activité se
stabilise d’ici la fin de l’année, à
mesure que le prix des maisons et les taux
d’intérêt hypothécaire amorceront une
pente ascendante.
« Le nombre de nouveaux mandats sur le marché est
en baisse comparativement à l’année
dernière, et la reprise des ventes fait baisser
l’inventaire. Par conséquent, le nombre de mois en
inventaire diminue », fait constater Klump. « Ces
tendances soutiennent le prix moyen. Bien que ce dernier ait
baissé abruptement au cours du deuxième semestre de
2008, il a repris du poil de la bête depuis; on
s’attend donc que le prix moyen continue à augmenter
d’ici la fin de l’année. »
Source: L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) |