
Révisions à la hausse des ventes résidentielles MLS®
OTTAWA, Ontario, le 27 aout, 2009 — Les ventes résidentielles MLS® étaient beaucoup
plus vigoureuses que prévu au deuxième trimestre de
2009; l’activité était à la hausse
durant tout le trimestre ainsi qu’au mois de juillet.
L’étonnante reprise du marché de la revente a
poussé l’Association canadienne de l’immeuble
à réviser à la hausse ses prévisions
relatives aux ventes résidentielles pour 2009 et 2010.
La vitesse et l’ampleur de la reprise du marché
résidentiel à ce jour a fait grimper les
prévisions relatives au nombre de transactions conclues
à l’échelle nationale à 432 600
logements. Cela représente une baisse annuelle de 0,4 p. 100
par rapport aux résultats obtenus en 2008, et une importante
révision à la hausse comparativement aux
prévisions à la baisse de 14,7 p. 100
annoncées par l’ACI en mai dernier.
« Au début du troisième trimestre, les
ventes étaient vigoureuses », affirme le
président de l’ACI, Dale Ripplinger. « La
différence constatée sur le marché
résidentiel de la revente actuel par rapport au début
de l’année est comme le jour et la nuit, surtout dans
l’Ouest du pays.
Selon les prévisions, la Colombie-Britannique et
l’Ontario devraient accuser des hausses annuelles cette
année, ce qui atteste de la faible demande
l’année dernière et du redressement du
marché par la suite. Les prévisions à la
baisse de l’activité annuelle en Alberta, en
Saskatchewan et au Québec ont été
ajustées considérablement, et elles ont
été corrigées pour le Nouveau-Brunswick et la
Nouvelle-Écosse.
On s’attend qu’en 2010, les ventes
résidentielles MLS® progressent de 5,3 p. 100 à
l’échelle nationale, à 455 400 logements. Cela
représente une hausse moins importante qu’on avait
prévu initialement. « Les taux
d’intérêt favorables font accroître les
ventes en faisant revenir sur le marché des acheteurs qui
attendaient en coulisse depuis la fin de l’année
précédente », affirme l’économiste
en chef, Gregory Klump. « De plus, les acheteurs changent de
cap et s’empressent d’acheter en vue de profiter des
taux d’intérêt alléchants avant que le
coût de financement augmente. »
Les nouveaux mandats ont amorcé une pente descendante
comparativement aux niveaux records atteints
précédemment; bon nombre de
propriétaires-vendeurs retirent leurs maisons du
marché et attendent que les conditions du marché de
l’habitation s’améliorent. La hausse du prix
moyen au cours du deuxième semestre de 2009 entraînera
vraisemblablement une légère hausse des mandats en
2010.
On s’attend qu’en 2009 le prix moyen
résidentiel MLS® augmentera de 1,5 p. 100 à
l’échelle nationale. C’est à la vive
reprise des ventes dans certains des marchés canadiens les
plus dispendieux, et non au prix, qu’on attribue le prix
moyen gonflé qui se poursuit à l’échelle
nationale, et dans certaines provinces. L’Alberta est la
seule province où l’on prévoit un prix moyen
à la baisse en 2009 (-4,4 p. 100). Selon les
prévisions, dans les autres provinces, le prix moyen devrait
augmenter, sauf en Colombie-Britannique, où le prix moyen
devrait faire du surplace en 2009. Initialement, l’ACI avait
annoncé un recul du prix moyen national de 5,2 p. 100 en
2009.
Le prix moyen devrait se stabiliser d’ici la fin de 2009
et en 2010; cependant, les faibles résultats obtenus au
premier trimestre de 2009 feront baisser le prix moyen annuel cette
année par rapport à 2010. On s’attend que le
prix moyen à l’échelle nationale augmente de
2,1 p. 100 d’une année à l’autre en
2010.
La tendance des prix est comparable à celle du prix moyen
MLS® pondéré à l’échelle
nationale, mais cette dernière est moins spectaculaire. Le
prix moyen MLS® pondéré à
l’échelle nationale compense les fluctuations des
ventes à l’échelle provinciale en tenant compte
du nombre proportionnel de logements qui appartiennent à des
propriétaires privés. Selon les prévisions, le
prix moyen MLS® pondéré à
l’échelle nationale augmentera de 1,4 p. 100 en 2009,
puis de 1,7 p. 100 en 2010. L’ACI avait annoncé
initialement que le prix moyen MLS® pondéré
demeurerait inchangé à l’échelle
nationale de 2009 à 2010.
« La vitesse à laquelle le marché
résidentiel canadien de la revente reprend est sans
précédent », signale Klump. « On
s’attend que la reprise économique soit lente et
prolongée, et il est peu probable que les fluctuations
prononcées dont nous avons été témoins
en fin de 2008 et cette année se répéteront en
2010. »
Source: L'Association canadienne de l'immeuble (ACI) |