
Les réformes du G20 favoriseront la prospérité économique à long terme, affirme Mark Carney, le gouverneur de la Banque du Canada
MONTREAL, Quebec, le 26 octobre, 2009 — Au lendemain d'une crise financière qui s'est traduite par
des dizaines de millions de pertes d'emplois et des billions de
dollars de manques à produire, le gouverneur de la Banque du
Canada, Mark Carney, a exhorté les institutions
financières à participer activement aux
réformes réglementaires du G20.
« L'objectif fondamental du programme de
réforme du G20 est de créer un système
financier mondial résilient qui soutient efficacement
l'expansion économique à l'échelle du
globe », a déclaré le gouverneur Carney
dans un discours prononcé aujourd'hui devant
l'Autorité des marchés financiers. Il a
souligné que la mise en oeuvre du programme de
réforme internationale ne fait que commencer, ajoutant
qu'« on aurait tort de sous-estimer la
détermination des chefs d'État et de gouvernement du
G20 à redéfinir le secteur des services
financiers ».
Deux principales approches sont envisagées pour la
réforme du système financier, a précisé
M. Carney. Premièrement, on souhaite protéger les
banques contre le cycle économique; en d'autres termes,
accroître la résilience de chaque banque.
Deuxièmement, il faut protéger le cycle contre les
banques, c'est-à-dire accroître la résilience
du système dans son ensemble. « Les deux
approches sont essentielles », a affirmé le
gouverneur.
« Notre objectif devrait être que les
institutions financières et les marchés financiers
jouent des rôles déterminants – et
complémentaires – afin de favoriser la
prospérité économique à long terme, a
fait remarquer M. Carney. Le système doit
résister aux chocs et atténuer – plutôt
qu'amplifier – l'effet de ceux-ci sur l'économie
réelle. »
En conclusion, le gouverneur a dit souhaiter que le
système financier du globe redevienne ce qu'il était
: « après s'être autoproclamé centre
de l'activité économique, [le système
financier] doit reprendre son rôle de serviteur de
l'économie réelle », a-t-il soutenu,
précisant que la pleine réalisation de cet objectif
exigera un changement d'attitude de la part de l'industrie
mondiale. « Chaque jour, les financiers devraient se
demander en quoi leurs activités influent sur le risque
systémique et ce qu'ils font pour la promotion de la
croissance économique », a dit le gouverneur,
exhortant le secteur financier à démontrer qu'il est
conscient de ses responsabilités élargies.
Source: Banque du Canada | 
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